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Lettre d’une inconnue

Stefan Zweig 

Parution originale : 1927

Editeur : Stock – Mai 2009 –

Collection La Cosmopolite

 

Dans une lettre posthume, une jeune femme, dont on ne connaîtra jamais l’identité, déclare la passion brûlante qui la dévore depuis ses 13 ans pour un écrivain, qui fut son voisin. Passion née d’un regard dans une cage d’escalier.

Un testament dans lequel elle livre à son « bien-aimé » la puissance de l’amour qu’elle éprouve pour lui, un amour qui demeurera à sens unique, en dépit de toutes les circonstances que l’on découvre au fil des pages de ce court livre. En effet, il ne la reconnaîtra jamais au cours de leurs éphémères étreintes.

Des années durant, elle l’attend. Elle s’accroche, elle espère, désespère, elle s’abandonne à lui, à d’autres hommes pour l’oublier Lui. Elle n’abandonne pas, lui envoie des roses blanches à chacun de ses anniversaires, … Espère encore… Jusqu’au jour où…

Du très grand Stefan Zweig donc dans cette lettre aussi ardente que poignante, une magnifique déclaration d’amour d’outre –tombe. Amour absolu, total, et éternel. Bouleversant. Amour obsessionnel et abyssal. Une sublime mise en abîme portée par la plume magistrale de cet auteur qui m’est cher, très cher même .

L’analyse des sentiments est bien sûr décortiquée somptueusement et la dimension cathartique de la lettre prend par là-même une ampleur saisissante.

J’ai donc dévoré  en proie à de multiples émotions cette lettre d’une inconnue, que j’ai eu l’étrange impression de connaître, page après page.

Comme toujours avec Stefan Zweig, j’ai été séduite, totalement emportée, et profondément chamboulée.
La préface d’Elsa Zylberstein ouvre merveilleusement cet écrin, que je vous conseille vivement d'ouvrir.

© Nath