9782253087342-001-T

 

 

City on fire

Garth Risk Hallberg

Editions Plon – 2015 –

Le livre de Poche – mars 2017 –

1248 pages

 

Le soir du 31 décembre 1976, à New York, une jeune femme, Samantha,  est grièvement blessée, de deux balles dans le corps.

Qui est Sam, et qui a bien pu lui en vouloir au point de tenter de la tuer ?

Autour d’elle,  gravitent des êtres aux horizons et aux parcours totalement dissemblables. Tous sont liés à elle d’une façon ou d’une autre. De près ou de loin, par amour ou par haine.

Mais le personnage principal de ce roman, c’est sans conteste la Grosse Pomme, New York City. Pas la mégapole des lumières et de la 5e avenue, mais plutôt une ville en proie à la décadence, frappée par le choc pétrolier. Une ville sombre et glauque, dans toute la splendeur de son cosmopolitisme. 

« Car si les faits indiquent quelque chose, c'est que la ville unique et monolithique n'existe pas. Ou si elle existe, elle est la somme de milliers de variations qui toutes rivalisent pour occuper le même lieu géographique. »

Il me semble d’ailleurs que cet éclectisme se retrouve dans la polychromie des  acteurs de cette histoire, au rythme brillant et époustouflant.

Alors certes, il faut les lire, les 1248 pages. Certes, il ne faut pas se perdre dans le dédale des rues obscures et des personnages non moins ténébreux, mais il n’en reste pas moins que Garth Risk Hallberg signe là un premier roman aussi magistral qu’ambitieux, tant par la forme que par le fond.  J’ai déploré quelques longueurs, mais le style concis de l’auteur a su les rendre secondaires, et l’intrigue, les intrigues,  ont indéniablement pallié ce qui a été, pour moi, un point faible.

J’ai fait cette lecture, dans le cadre de mon partenariat avec le Livre de Poche. Elle confirme le bonheur de découvrir des livres vers lesquels mes pas ne m’auraient sans doute guère amenée.

© Nath