20180620_194531[1]

 

Présentation de la Rentrée littéraire des Editions de l'Iconoclaste - mercredi 20 juin 2018

 

C'était mercredi dernier. Une belle journée d'été avant l'été . Une soirée d'émotions littéraires.

C'était la présentation de la Rentrée littéraire  maison qui m'est chère : les Editions de l'Iconoclaste.   J'aime bien ce terme de "'maison", parce que tout de suite, ça fait cocon. Un endroit où on se sent bien. Protégé. Où l'on sait qu'on va grandir, entouré(e) d'affection, et de belles choses.  De beaux mots en l'occurrence. 

De l'Iconoclaste, j'aime le nom , parce qu'il veut tout dire.   Et puis j'aime ses publications. Parce qu'elles sont ,ainsi que Sophie de Sisvry l'a souligné, le fruit d'une passion. le luxe de faire un ambitieux travail d'artisan, avec des textes travaillés, des couvertures magnifiques.

La rentrée 2018 s'annonce fort fort prometteuse, je vous l'assure, foi de blogueuse ! Je ne veux pas tout spoiler, mais je peux vous dire que cette rentrée, placée sous le signe de la famille, de l'héritage, est de toute beauté.

Cette année, le choix a été fait de publier 4 titres. 4 coups de coeur. 4 titres forts, choisis, avec un ton, une présence. 
Le grand fil rouge de cette année est celui de la Famille, de l'Héritage (euh, pas la grosse monnaie hein!).
Chaque auteur a présenté son roman , avec une grande émotion. Emotion partagée par le public !
Les quatre romans à paraître sont :

1 - Baazar : premier roman de Julien Cabocel, sur le changement que l'on peut infléchir à sa vie , un road trip prometteur.

"Dominique Chevallier travaille dans une agence de pub. Un soir, alors qu’il assiste à un ballet, il est bouleversé par la performance d’une danseuse ; sa grâce absolue, la perfection de son geste.   Il part,avec pour seule règle, celle de rouler droit devant, jusqu’à ce que son réservoir d’essence soit vide. Et  peu importe où il atterrira. Il en est sûr, quelque chose l’attend".

Toute la magie d'un premier roman (et il se trouve que j'adore les premiers romans), un auteur tout en verve, un régal à venir !

2 -" En nous beaucoup d'hommes respirent" de Marie-Aude Murail :.

"Des albums photo, des menus de mariage, des images de communion,des dents de lait, des documents administratifs, des centaines de lettres, des journaux intimes… Voilà le trésor que Marie-Aude découvre en vidant la maison de ses parents. En ouvrant les boîtes à archives, les morts se réaniment. Devant elle se déroule ce grand roman familial. C’est l’histoire des Murail qui se dessine. Mais plus encore, celle de toute famille française.
En nous beaucoup d’hommes respirent est une enquête intime. "

Un roman mené avec un talent indéniable, avec douleur et humour, avec ...iconoclastie !  L'autrice est juste incroyable ! 

3 - "La Blessure " de Jean-Baptiste Naudet : L'histoire d'une blessure profonde, celle d'une mère, celle d'un fils devenu grand reporter (l'auteur), celle d'une famille. Un roman au plus près de l'intime. Bouleversant !

"Grand reporter de guerre, Jean-Baptiste Naudet va affronter la mort en Afghanistan, en Bosnie et au Kosovo. Il plonge dans ces conflits contemporains, les yeux écarquillés par l’horreur,avec le sentiment d’y être poussé par une main implacable. Au fil du temps, hanté par des images dantesques et victime de stress post-traumatique, il échoue dans un service psychiatrique parisien. Il cherche alors le sens de son cheminement tragique. "

J'ai eu la grande chance de pouvoir échanger avec l'auteur juste avant la présentation.   J'en ai encore la gorge nouée !  Attendez-vous à une immense claque !

4 - "La vraie vie" d'Adeline Dieudonné : un roman aussi fort et inattendu. Un roman initiatique , sans la moindre concession... Je pense qu'on va rire autant que pleurer, beaucoup douter et s'interroger aussi. Sur des tas de choses intimes. 

"Chez eux, il y a quatre chambres. Celle du frère, la sienne, celle des parents. Et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. Un prédateur en puissance. La mère est transparente,amibe craintive, soumise à ses humeurs.
Avec son frère, Gilles, Elle tente de déjouer ce quotidien saumâtre. Ils jouent dans les carcasses des voitures de la casse en attendant la petite musique qui annoncera l’arrivée du marchand de glaces. Mais un jour, un violent accident vient faire bégayer le présent. Et rien ne sera plus jamais comme avant."

Un roman âpre, mordant. Uppercut en perspective !

Ce fut donc un grand et beau moment, magnifiquement accompagné en musique par le bluesman camerounais Roland Tchakounté et en paroles par Coline Serreau, pour la lecture d'extraits des romans).

Je remercie toute l'équipe des Editions de l'Iconoclaste pour ce moment suspendu, hors du temps.  Merci de m'avoir permis d'y assister.   Je note juste de ne pas oublier le mascara waterproof l'année prochaine !

Le replay de ce moment magique, c'est ici.

© Nath

20180620_202534[1]