20181129_201043[1]

  

Un hosanna sans fin

Jean d’Ormesson

Editions Héloïse d’Ormesson – Novembre 2018

 

Il y a un an, Jean d’Ormesson nous quittait. Il nous laisse en cadeau une œuvre magistrale et cet Hosanna sans fin. L’expression a été empruntée à Chateaubriand, pour qui il avait une profonde admiration :

« Si l'on m'eût dit que je passerais le reste de ma vie, ignoré au sein de cette famille solitaire, je serais mort de plaisir: il ne manque à l'amour que la durée, pour être à la fois l'Eden avant la chute et l'Hosanna sans fin. »

Dans ce court opuscule, constitué de chapitres épurés, l’auteur s’interroge ,  nous interroge, nous, lecteurs, sur le sens de la vie, le grand mystère de l’existence, sur la mort, et sur  la foi.

« Presque toujours appuyée sur des textes sacrés, sur une tradition familiale, sur une éducation, la foi est une croyance …  Elle peut accompagner toute une vie. Elle peut aussi surgir soudain… et bouleverser votre existence »

Le chemin initié par « Comme un chant d’espérance », continué par « Le Guide des Egarés », trouve ici son aboutissement, dans ce troisième et ultime volet.

Un hosanna sans fin, c’est la révérence d’un Homme qui savait la fin proche.  C’est une urgence, celle de s’en aller avec élégance,  en remerciant la Vie pour tout ce qu’elle  lui a donné. En toute humilité. Oui, je pense que le maître-mot de cet ouvrage est Humilité.  Jean d’Ormesson offre au lecteur un  trousseau de clés, il appartient à chacun d’ouvrir les portes  qui se présentent à lui, et de trouver les réponses aux questionnements qui lui sont propres.

« JE NE PRETENDS PAS QUE DIEU EXISTE : je prétends qu’il peut exister. Je prétends que rien ne s’oppose à son existence. Je prétends qu’il a le droit d’exister. C’est comme un coin de ciel bleu au terme d’une journée plutôt sombre ».

C’est avec une grande émotion que j’ai plongé dans ce livre-testament, avec cette impression bizarre d’entendre cette voix, ce rire inoubliable. Avec juste l’envie, en le refermant, de dire « Merci » !

© Nath