La Maison du Phoenix - en rééducation amoureuse - Lucie et Rei Angjeli Pinzano
La maison du phoenix
Lucie et Rei Angjeli PINZANO
Editions Persée - Avril 2021
Parfois, le "hasard", place sur votre route des personnes qui sont en fait des évidences karmiques. C'est ainsi que récemment j'ai fait la connaissance des deux auteurs de "La maison du phoenix",Lucie et Rei Angjeli PINZANO, livre que j'ai dévoré, pour des tas de raisons que je vous détaillerai plus bas.
Mais tout d'abord, quelques mots sur l'histoire qu'il relate (et qui, à mon avis, fera écho chez pas mal d'entre vous, comme cela a été le cas pour moi).
Aliénor, brillante trentenaire à qui tout réussit en apparence, voit soudain son univers s'écrouler : rupture sentimentale, perte d'emploi et de logement. Adieu l'idéal absolu "un mari, une famile, un super travail, et la vie socialement brillante qui va avec.
Le "destin" place alors sur son parcours une mystérieuse lettre l'entraînant après réflexion dans un non moins mystérieux endroit nommé "La maison du phoenix" (j'imagine sans mal que vous aurez saisi la métaphone concernant l'oiseau qui renaît de ses propres cendres").
Dans ce lieu destiné à réparer les coeurs brisés et les egos en miettes, Aliénor, Brigdet Jones made in France (je suis une fan de longue date de Bridget), va faire la connaissance de la Huppe , directrice à la main de fer, de son assistante Colombe, et de nombreux autres aspirants à la sérénité. Tous abandonnent en entrant leur propre patronyme pour prendre comme nom de famille celui d'un oiseau (allusion à "La conférence des oiseaux", de Farid-ud-Din'Attar, qui conte le voyage de la huppe et de ses compagnons à la recherche de leur roi).
Aliérnor apprendra à se découvrir, à se réaliser, à comprendre qu'elle n'était pas sur le bon chemin de vie, elle prendra conscience qu" il est parfois nécessaire de "se perdre pour mieux se retrouver".
Ce roman est un délice sucré/salé/amer. Un Umami littéraire en quelque sorte. Il est à la fois drôle et terriblement caustique, empreint de pistes à suivre si on le souhaite, pour pavenir peut-être, à prendre son envol, à s'extraire du superficiel élevé au rang de nécessité, pour priviliégier sincérité, simplicitté, plénitude et surtout réisilience.
Au carrefour entre feel-good, récit de dévoppement fantastique, littérature blanche, et quelque peu fantastique parfois, "La maison du phoenix" ne rentre dans aucune seule case, ce que en fait toute sa spécificité.
Je me suis retrouvée dans de nombreux passages du récit, depuis le début de mon burn-out, jusqu'à ces interrogations restées souvent sans réponse pour l'instant.
L'histoire est touchante, effleure avec délicatesse sagesse orientale et poésie, tout ce que j'aime et que j'espère, vous découvrirez et apprécierez également.
Je remercie les auteurs, et ce splendide hasaird qui a permis notre belle rencontre.
"Finalement, réussir n'est pas toujours ce que l'on croit. Et à partir de maintenant, il m'appartient de vivre selon un Evangile que je serai la seule à écrire"
© Nath

