Le Boudoir de Nath - Blog littéraire et culturel -

02 avril 2020

Coup de foudre ! Inséparables - Sarah CROSSAN

91724741_10215842847439377_1284521359845621760_o

 

Inséparables

Sarah CROSSAN

Traduit et préfacé par Clémentine BEAUVAIS

Editions Rageot – Mai 2017

Roman jeunesse (mais pas que …)

 

D'emblée, ce roman « jeunesse » avait deux énormes atouts pour me séduire . D'une part, il est traduit et préfacé par Clémentine Beauvais (dont j'avais littéralement dévoré le sublimissime «Songe à la douceur »), et d'autre part, élément de poids, il se présente sous la forme de vers libres, avec toutefois très peu de rimes. Un peu comme des haïkus .

Autant vous le dire sans plus vous faire attendre , j'ai été chavirée par l'intensité de cette histoire, aussi douce que douloureuse, et c'est le cœur lourd que j'ai refermé le livre. Je remercie grandement Sandra, libraire chouchoute, qui une fois encore, a déniché la pépite qui me ferait fondre, telle une glace au soleil estival.

Inséparables, Grace et Tippi (vous noterez l'allusion à Hitchcock), le sont depuis leur naissance, il y a un peu plus de seize ans. En effet, elles sont un cas d'ischiopagus tripus, autrement dit, elles sont siamoises.

« Nous avons

deux têtes

deux cœurs

deux paires de poumons et de reins

Nous avons quatre bras aussi

et deux jambes qui fonctionnent parfaitement

depuis que la jambe vestigiale a été

                                   coupée -clic !

                                   comme la queue d'un chien

                                                de concours »

En cette fin d'été, Tippi et Grace vont pour la première fois être scolarisées dans un lycée public.

Face aux regards sans pitié, cruels, impitoyables et intolérants, elles vont toutefois découvrir l'amitié auprès de deux blessés de la vie, et aussi les premiers émois amoureux. Pas facile quand on est liées physiquement l'une à l'autre,quand la fusion entrave toute intimité, quand on a convenu de ne jamais éprouver ce sentiment. La vie s'écoule toutefois, avec ces moments d'une banalité qui ferait presque oublier que pour elles, elle est tout, sauf banale !

Un drame va survenir, un choix va devoir se faire, bouleversant leurs vies...

Grace et Tippi. Tippi et Grace. Deux voix, deux cœurs, et ce corps rattaché à celui de l'autre en une fusion totale, en dépit de leurs caractères différents..

J'ai adoré cette lecture,et encore, c'est un euphémisme !

L'autrice aborde d'un ton juste, simple, sans fard et sans pathos des thèmes sensibles tels que le handicap, la gémellité, la sororité, la tolérance et son antonyme, et par dessus tout l'Amour.

L'écriture, en vers, est sublimissime, fluide, douce, musicale, aérienne et bien sûr poétique. La césure des phrases tient le lecteur à bout de souffle, le cœur battant, et plein de larmes au bord des yeux (voire plus).

Immense coup de cœur, coup de foudre, je recommande cette lecture à tout le monde, ados et adultes confondus. En ces temps de laideur, d'hypertrophie de l'ego, en cette période si particulière, voici des mots , des sentiments, qui font du bien . Qu'on se le dise !

© Nath


30 mars 2020

Le lundi, c'est poésie - Virginia WOOLF

91310849_10215817759612197_4697160476117696512_n

 

"Ecoutez. Il y a un bruit qui ressemble au choc des wagons sur une voie de garage.C'est l'enchaînement heureux des événements qui se suivent dans nos vies. Toc, toc, toc. Il faut, il faut, il faut. Il faut partir, il faut dormir, il faut se réveiller, il faut se lever - mots sobres, miséricordieux, que nous feignons de traîner dans la boue, que nous serrons tout contre notre coeur, sans lesquels nous serions perdus. Comme nous l'adorons ce bruit qui ressemble au choc des wagons sur une voie de garage !"

Virginia WOOLF

Posté par Nath-A-Lie à 04:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 mars 2020

Pensées du 13e jour ...

88331248_10215622127001504_8992253966846787584_n

 

13e jour

Je voudrais mettre des mots

précis

adaptés

calibrés

Sur cette drôle de période

Dire

ma consternation

aussi profonde

que ma peine

ma sidération

mon manque

de

ses bras

ma colère

immense

Entrelacs de sentiments

confus

confinés

Je voudrais aussi

partager

ces joies simples

Le bleu du ciel

Le chant des oiseaux

La pie qui

depuis plusieurs jours

fait son nid

brindille après brindille

dans l'arbre en face

de mon balcon

Peu à peu

Elle bâtit

Son refuge

Il est dit

que des ténèbres

est née la lumière

Le premier jour

Puissions-nous

Demain

faire naître

Ensemble

cette nécessaire étincelle

Frotter nos espoirs-silex

les uns tout contre les autres

Et

qu'enfin

Enfin

ce Monde

soit

Meilleur

Beau

Uni

Aimant

Humain

 © Nath / Mars 2020

Posté par Nath-A-Lie à 09:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 mars 2020

Wild - Cheryl Strayed - Coup de coeur !

90454850_10215750306325907_8402189103201779712_n

 

Wild

Cheryl Strayed

Editions 10/18 – 09/2014

Traduction de : Anne Guitton

"Si ta volonté te lâche, dépasse-la"

 

Comment réagir quand un tsunami s'abat sur une existence déjà brinquebalante ? Que faire lorsque le dernier rempart explose ?

Cheryl Strayed, à vingt-six ans, est une femme engluée dans les sables mouvants de sa vie lorsque, par hasard (?), elle découvre l'existence du Pacific Crest Trail, un chemin long de près de 4000 kilomètres, qui relie la frontière mexicaine à la frontière canadienne. Bien que n'ayant jamais pratiqué la randonnée, elle se lance le défi d'en parcourir la partie californienne, soit 1700 kilomètres.

Elle va dès lors se retrouver face à elle-même, loin de tout, loin de ce monde avec lequel elle ne se sent pas en adéquation, loin de ses propres démons.

Ce chemin sera pour elle celui de la résilience et du pardon, de la reconnection avec elle-même. En effet, elle n'a d'autre choix que d'avancer, en dépit de la douleur, de son énorme sac à dos (surnommé Monster), en dépit des embûches et de l'âpreté de la nature . Elle va découvrir que l'effort engendre le dépassement de soi, la renaissance, et la paix intérieure, enfin !

Ce récit n'est pas un guide de randonnée, pas un journal intime larmoyant. Non, Wild, c'est bien plus !

Cest une ode à la vie, à la Nature, à la Solitude choisie et constructive, à la littérature, au courage d'être Soi , à la volonté qui peut abattre des murailles.

Les descriptions sont juste sublimes, à couper le souffle et on ne peut qu'aimer Cheryl, tout en cicatrices, à fleur de peau . L'aimer profondément. Et l'admirer. Profondémen aussi. Au fil des pages, on la voit se relever, se découvrir, et c'est un pur bonheur !

Je remercie profondément mes Rebelles chouchous (ma bande de libraires rochelais que j'aime) pour ce splendide conseil de lecture.

« J'ai marché, marché, l'esprit en mode primal, vide de toute pensée à l'exception d'une seule : aller de l'avant. J'ai continué jusqu'à ce que mon corps se rebelle et que je ne puisse plus mettre un pied devant l'autre. Alors j'ai couru ».

© Nath

 

90481200_10215750306605914_1012798729150791680_n

Posté par Nath-A-Lie à 05:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

23 mars 2020

Le lundi, c'est poésie - Falmarès

90026524_10215682806198446_4865120304713695232_n

 

Amis !

Amis! Illustres amis de la lyre,

Lisez ! Lisez avec soin et amour,

S'il vous plaît, lisez avec joie et respect,

Bouquinez en coeur-fleur hospitalier.

 

En chantant vogue et apothéose provençale,

En adorant le passé rare. Ô passés flamboyants !

En multipliant l'hymne du salut,

Ô amis ! Sages amis, écoutez la nature !

 

Si parfois vous arrivez à déchiffrer

Ces vers énigmatiques, es élégies majeures,

Ou si parfois vous arrivez au-delà des strophes,

À la balise même de ces phares paroliers,

 

Prenez vertu , et méditez ! Méditer vous élève en âge,

Votre âge même de poète à l' œil double.

Oeil réactif et contemplateur

Amis ! Lisez et méditez

Sempiternellement.

Falmarès – Soulagements 2

Posté par Nath-A-Lie à 05:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]


20 mars 2020

Les grandes villes n'existent pas - Cécile COULON

 

89906098_10215727204788383_1630817748219068416_o

 

Les grandes villes n'existent pas

Cécile COULON

Editions Points - février 2020

 

Il y a ces lectures-bonheur, celles qui te plongent dans les doux souvenirs. Celles qui te transportent ailleurs, un ailleurs paisible. Un ailleurs dont certains diront qu'il est prequ'enfer, mais quand toi tu l'as connu, tu sais qu' il est proche du paradis.

Cet ailleurs,c'est le monde rural, celui des villages et en particulier  de celui, natal, de l'autrice "avec ses huit cents habitants, ses lacs, ses étangs, ses chemins et ses forêts, sa barrière de volcans et ses massifs montagneux", ces endroits "loin de tout", et pourtant intrinsèquement essentiels par tout ce qu'ils offrent de simple, de beau, de précieux et d'inoubliable pour qui y a ses racines, plantées là , au fond du coeur, pour toujours

Avec simplicité et brio, Cécile Coulon raconte la vie là-bas, dans cet endroit éloigné du tumulte de la veille, là où il n' y a ni centre commercial, ni cinéma, ni librairie. Elle nous transporte au coeur même des villages, de tout ce qui en fait le sel : la place de la Mairie, l'école , le stade, la salle polyvalente.  On sent les odeurs, on se laisse bercer par les bruits,  et on savoure l'immensité offerte.  Comme toujours chez Cécile, la Nature occupe une place prépondérante, ce dehors cardinal est magnifiée par une écriture précise, "photographique";

J'ai été profondément touchée par ce grand-petit ouvrage, qui a pour moi des saveurs de madeleine proustienne. J'y ai retrouvé des saveurs d'enfance, des images inoubliables de mon village occitan (Tuchan) : les animaux, l'incontournble stade  l'école, la nature, toujours elle, les cours de leçons de choses dehors, le temps qui s'égrène, la boulangerie, l'église, la Vie en somme ! J'ai eu la grande chance de connaître ce monde, cet univers inoubliable, celui de mes racines, chères à mon coeur, là où l'on "a réussi à se persuader, au fil du temps, que les grandes villes n'existent pas".

© Nath

18 mars 2020

Sankhara - Frédérique DEGHELT

89859013_10215702149802024_7799174887389528064_o

Sankhara

Frédérique DEGHELT

Editions Actes Sud – Janvier 2020

Rentrée littéraire d'hiver

 

Sankhara, en langue pali, signifie « ce qui est conditionné ».

Le conditionnement, les conditionnements, sont au cœur de ce nouveau roman de Frédérique Deghelt. A quel point l'état du monde influe t-il sur nos vies, sur nos actes, sur nos pensées, sur nos réflexions les plus intimes ? Dans quelle mesure sommes-nous soumis à l'information, à la désinformation, à la surinformation ? La méditation peut-elle réellement conduire à la connaissance de soi, et à la sérénité ? Est-il possible de faire abstraction de la violence du monde qui nous entoure, et nous phagocyte parfois ? Autant de questionnements intemporels, je pense, que l'autrice développe par le biais du roman, mêlant l'effondrement du monde à celui d'un couple, mettant en miroir deux ébranlements.

Hélène et Sébastien forment un couple comme tant d'autres, usé par des années de vie commune. Il est journaliste à l'AFP, elle ne travaille pas. Ele écrit, par passion. Elle cherche sa voie, qui, elle le pressent ne se résume pas à l'éducation de leurs jumeaux, âgés de cinq ans en septembre 2001 .

Cette date est marquée dans la mémoire collective, symbole d'un événement terrible, une dévastation mondiale, un bouleversement planétaire. J'ai en mémoire cette phrase maintes fois prononcée « Plus rien ne sera comme avant »

Parallèlement à ce séisme, va se superposer un ébranlement intime, puisque suite à une violente dispute, Hélène va partir.. Elle laisse mari et enfants, sans autre explication qu'une lettre destinée à Sébastien et des courriers pour les jumeaux, et part faire retraite , au profit d'un stage de méditation Vipassana . Dix jours de silence et d'introspection face aux dix jours d'extrospection et de tumulte du monde. Dix jours pour se reconnecter à elle-même, alors que l'information se fait bouillonnante. Dix jours d'incompréhension pour lui, qui échafaude mille scénarios. Dix jours de colère face à dix jours de quiétude.

Donnant alternativement la parole à Hélène et à Sébastien, Frédérique Deghelt, d'une plume fluide et fine, interpelle le lecteur sur des thématiques telle que la vie, la mort, la place de l'humain dans l'immensité qui l'entoure, et bien sûr du Sankhara dont nous ne sommes pas toujours conscients.

J'ai beaucoup aimé cette histoire en miroir, cette écriture en douceur, le sentiment de sérénité qui l'accompagne.

Pour tout vous dire, ma chronique était prête depuis plusieurs jours, et là, je réalise combien ce roman trouve un écho tout particulier en ce moment, en cette période d'effondrement absolu, d'angoisse générale, de peur panique, de violence réelle mais aussi médiatique.

Je remercie Frédérique Deghelt et les Editions Actes Sud grâce à qui j'ai passé de beaux moments (bon, ceci dit, je ne pense pas être la parfaite personne pour apprécier la méditation Vipassana ).

Il n'en demeure pas moins qu'à la fin de ma lecture, j'ai été envahie par un incroyable sentiment de bien-être.

« Elle a le souvenir d'avoir pensé que quelque chose qu'elle ne pouvait pas nommer était là, quelque part en elle. La possibilité d'une action dans un lieu dont elle ignorait tout mais dont elle avait trouvé la porte et dont elle tenait la clé, serrée entre ses doigts. Elle sentait que les arcanes de cette vie n'étaient plus un mystère où l'on ne sait pas si quelque chose craque, va venir, où si ce n'est qu'un mirage »

© Nath

16 mars 2020

Le lundi, c'est poésie - Virginia Woolf

89736675_10215650615153690_6799199865432702976_n

 

"J'ai déchiré tout mai et juin, dit Susan, et vingt jours de juillet. Je les ai déchirés, roulés en boule, pour qu'ils n'existent plus, il reste une lourdeur en moi. C'étaient des jours mutilés, comme des phalènes aux ailes rognées incapables de voler. Il ne reste que huit jours. Dans les huit jours, je descendrai du train, je serai sur le quai à six heures vingt-cinq. Je déroulerai ma liberté, et les restrictions qui froissent et qui plissent - temps, ordre et discipline, être ici et là à l'heure précise - exploseront. Le jour jaillira quand, ouvrant la porte, je verrai mon père avec ses guêtres, son vieux chapeau. Je tremblerai. J'éclaterai en sanglots. Le lendemain je me lèverai à l'aurore. Je sortirai par la porte de la cuisine. Je marcherai dans la lande. Les grands chevaux des cavaliers fantômes tonneront derrière moi et s'arrêteront soudain. Je verrai l'hirondelle raser l'herbe. Je me jetterai au bord de la rivière et je regarderai le poisson plonger et reparaître dans les roseaux. J'aurai les paumes des mains marquées par les aiguilles de pin. Je déferai, j'ôterai ce qui s'est formé ; la dureté d'ici. Car quelque chose a grandi en moi, au fil des hivers et des étés, sur les escaliers, dans les chambres. Je ne veux pas être admirée comme Jinny. Quand j'arrive, je ne veux pas que les gens lèvent les yeux avec admiration. Je veux donner, qu'on me donne, je veux la solitude, et découvrir ce que j'ai.

Je reviendrai par les sentiers frissonnants sous les voûtes des feuilles de noisetiers. Je passerai devant une vieille femme qui pousse un landau rempli de petit bois ; et devant le berger. Nous ne nous dirons rien. Je reviendrai par le jardin de la cuisine, et je verrai les feuilles de choux recourbées perlées de rosée, et la maison dans le jardin aux fenêtres aveuglées de rideaux. Je monterai jusqu'à ma chambre, et je prendrai mes affaires, enfermées avec soin dans l'armoire : mes coquillages ; mes œufs ; mes herbes rares. Je nourrirai mes colombes et mon écureuil. J'irai au chenil peigner mon épagneul. Et peu à peu, j'arriverai à la chose qui a grandi en moi. Mais la cloche sonne ; on passe son temps à traîner les pieds"

Virginia Woolf - Les vagues -

Posté par Nath-A-Lie à 05:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 mars 2020

Va où le vent te berce - Sophie Tal Men

89435174_10215650550352070_758138830996897792_o

 

Va où le vent te berce

Sophie TAL MEN

Editions Albin Michel – Février 2020

Roman français

 

Après plusieurs lectures âpres, j'avais besoin d'un bain de douceur. C'est donc peu dire que le roman de Sophie Tal Men « Va où le vent te berce » est arrivé à point nommé.

En dépit des blessures et des épreuves rencontrées par les personnages, ce livre est un havre de quiétude, de bienveillance, et d'amour.

C'est avec plaisir que l'on retrouve la tribu chère à l'autrice, la Bretagne, indissociable de ses histoires du bord de mer, la rue du Bois d'Amour et le Gobe-mouches.

Dans ce nouvel opus, l’intrigue tourne autour d'Anna (qui revient essayer de trouver la paix dans son berceau natal) et de Gabriel, colosse au cœur tendre, qui, par un concours de circonstances, se retrouve...berceur de bébés.

C'est là que leurs chemins vont se croiser, là que ces deux éclopés du cœur vont devoir affronter leurs peurs, la résilience en bandoulière.

Ce fut une joie de retrouver Marie, Mathieu et les autres, de découvrir Anna, Gabriel et ceux qui les accompagnent dans cette histoire chaleureuse et profondément humaine. Ils sont comme nous, ils nous ressemblent, portent nos craintes, nos doutes, nos cicatrices, nos questions tues, nos silences, nos espoirs, et c'est sans doute pour cela que nous les aimons tant :!

Je remercie Sophie Tal Men et les Editions Albin Michel, qui m'ont permis de lire « Va où le vent te berce » en avant-première.

© Nath

IMG_20200312_202334

11 mars 2020

Il suffit d'une rencontre pour changer de vie -Anthony NEVO

87680689_10215571261689903_1924531835535097856_o

 

Il suffit d'une rencontre pour changer de vie

Anthony NEVO

Le Livre de Poche – Janvier 2020

Roman / Développement personnel

 

Que faire quand tout s'écroule autour de vous ? Comment reprendre les rênes de sa vie  en main, quand, simultanément, on perd travail, et rêve d'une long fleuve conjugal tranquille ?

Eric, le personnage principal du roman , en fait la douloureuse expérience. Anéanti par une succession d'épreuves et alors qu'il ne voit pas d'issue au tsunami qui le terrasse, une rencontre avec une vieil homme va tout changer...

En dix-huit principes , il va apprendre à réorganiser son système de pensée, allant à l'essentiel, et se réappropriant le sens de son existence.

Ce premier roman d'Anthony Nevo est un ouvrage de développement personnel, mais se différencie du genre habituel, car ici, rien de purement didactique. On découvre notamment qu'il est essentiel de suivre son intuition première, que « l'inconnu est synonyme d'évolution » , et que « le mouvement crée le changement ».

J'ai trouvé dans cet ouvrage quelques réponses à des questions que je me pose régulièrement, et j'ai été confortée dans certaines certitudes. Par exemple, je me ressource souvent auprès de la mer (le mouvement), et je suis profondément convaincue que chaque rencontre est source d'enrichissement.

Je remercie le Livre de Poche pour cette lecture, qui m'a permis de commencer l'année sous de bons auspices, et avec quelques jolis projets en tête, que je n'aurais peut-être pas oser formuler, ni même rêver avant cette lecture, qui fait son chemin.

© Nath